Hier, Dimanche 9h du matin, un millier de passionnés sont là au Port de Nice. Effervescence habituelle de ces courses sympathiques sans qualifications, sans champions assurés de gagner.
Bon enfant, dit-on. Une communion d'hédonistes sains : pas de dopage, pas de fumée... que des allumés.
Le parcours est très simple :
De Nice à Monaco tout sur le bord de mer. C'est la Basse Corniche. Montagne à gauche, mer à droite? Je vous assure, il y a des gens plus malheureux. Arrivée sur le parvis du Stade Louis II, à 10 h 11 pour le premier, à 13 h pour le dernier et à 10h 59 pour mes camarades (dont, pour ceux qui le connaissent, mon ami LChe qui a couru son premier semi).

En ce qui me concerne, ce fut particulier : A mi-course, un claquage au mollet droit m'oblige à l'abandon. Cela veut dire trois semaines de repos absolu. La fougue de la jeunesse, sans doute. (je plaisante)

Soins dans une ambulance, café, couverture sur le dos (comme un grand blessé) l'infirmière prend une Golden et m'annonce me fixant dans les yeux : "je vais croquer la pomme, voulez-vous la croquer avec moi ?" Si, si.
Bon... je m'en suis sorti.

Direction la voiture-balai qui, bien sûr roule derrière le dernier à 5 à l'heure. J'étais bon pour arriver la nuit. Je demande d'arrêter. Je fais de l'auto-stop sans succès. Je vois une voiture de la gendarmerie à qui je fais signe d'arrêter : "Il faut m'emmener à Monaco" "D'accord, montez"

Je suis arrivé en même temps que mes amis. Je ferai mieux l'année prochaine.

Quelques photos.

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Le jeu d'hier continue.