Les réactions aux articles d'hier et d'avant-hier  me poussent à  clarifier un peu les choses.
Faisons le point.
Je vais essayer de résumer ma pensée en une phrase.


Ce qui me déplait le plus dans les rapports humains et sociaux, c'est cette idée que je trouve particulièrement méprisante selon laquelle il y aurait des personnalités plus faibles incapables d'obtenir le même niveau de développement que soi.

Cela se traduit par de l'indulgence exagérée, de l'acceptation de la plainte, du caresser-dans-le-sens-du-poil,
du maternage, etc. etc.

Et cela m'apparait à moi comme de la supériorité, de l'arrogance, du mépris, du dénigrement de l'autre, un manque d'ambition pour soi, pour son semblable et pour l'espèce humaine.

Je préfère tellement l'idée selon laquelle, potentiellement chacun est au moins aussi intelligent et capable que moi.
Je respecte l'autre en pensant qu'il peut ce qu'il veut etc. etc.


"ce courage-là n'est pas donné à tout le monde. Et il n'y a pas que le manque de courage, il y a l'ignorance, ou la peur, ou la naiveté... Faut-il pour autant ne pas protéger les gens qui ne savent pas se défendre..." écrit Marion.
Mon avis, c'est que "ce courage-là" est donné à tout le monde et que la meilleure façon d'aider ceux qui ne parviennent pas à dépasser la peur, l'ignorance ou la naïveté, c'est de les convaincre qu'ils en sont autant capables que nous, sinon nous ne sommes que des prétentieux qui se croient mieux que les autres.

Pour répondre à la généralisation concernant les syndicats ou autres regroupements (partis politiques par exemple) je dirais que si votre premier boulot n'est pas de faire le ménage chez vous, tout le reste ne sert à rien, vous n'êtes plus crédible.


Et puis tiens, tant qu'on est dans le sujet, j'en profite, après 10 mois de blog, pour faire mon coming-out pro, et je n'en dis pas plus.


Rien à voir : humour et intelligence (comme toujours chez elle) en suivant ces liens dans l'ordre : Les vacances...  et Les  vacances... fin...