9782501049290
La Dynamique du Pardon
Et si le pardon était un cadeau ?
(
Etienne Jalenques, docteur en médecine et psychiatre
Marie-Pierre Chambre, docteur en psychologie et psychothérapeute)





Un peu déçu par cette lecture ; les auteurs  n'y sont pour rien. Je n'ai pas appris grand-chose. Même si j'ai été très conforté dans ce que je pensais étant d'accord sur tout, c'est toujours frustrant de ne pas être bousculé, de ne pas se sentir un peu changé après une expérience même celle de la lecture de 187 pages surtout quand on pouvait dire la même chose en 40.
Je sais depuis longtemps que le Pardon, le vrai, est une force dynamique qui ouvre les portes de demain et apporte apaisement et sérénité.
Je sais aussi les heures et les heures que j'ai passé à démonter les lieux communs sur le sujet, à démontrer par exemple les dégâts que l'on fait à vouloir oublier (qui est de l'ordre du déni) au lieu de chercher à pardonner.
Bref, je décide, malgré ma déception à la lecture de ce livre de partager avec vous en me disant qu'une recherche Google anonyme permettra peut-être à quelqu'un croyant encore que le conflit, la compétition, le rapport de forces, la rancœur, la rancune ou la vengeance constituent des "solutions"
Les "solutions" sont le Don (par don), l'Amour, le Pardon...

Quelques extraits :
"nous ne prenons pas le temps de nous regarder"
"Pardonner s'apprend"
"Pardonner se prépare, c'est l'ouvrage de chaque jour, de chaque instant. Et le cadeau est, une fois ce travail achevé, de voir cet autre qui nous a fait mal comme un proche en humanité"
"le véritable pardon n'est associé à aucune condition"
"Vivre l'offense comme moyen de maturation et d'épanouissement affectif n'est pas habituel mais possible. Reconsidérer des paroles, jugées cruelles a priori, nous offre une source d'informations sur nous-même, accroit notre confiance en nous et le respect que nous nous accordons"
"Nommer l'offense sans offenser l'offenseur... Expliquer oui, se justifier non. Car se justifier revient à se considérer a priori comme fautif"
"Piloter sa vie, en assumer les aléas, demande des efforts constants. Ne pas se quitter des yeux et, quand nous nous sentons glisser dans le subir, changer de cap pour s'orienter vers soi"
"Changer de perspective signifie changer non l'évènement mais sa position par rapport à l'évènement"
"Le travail de mémoire des groupe humains est d'actualité, heureusement ! Il doit aussi être fait par chaque individu"
"La violence prend la place de la colère "rentrée", non exprimée à soi et à l'autre"
"Le changement nous appartient"
"Certains nient l'affliction, la dénient, la contournent, prennent conscience dans un temps plus ou moins long d'une réalité, la présence de "dégâts". Cet après de quoi sera-t-il fait ?  D'autres ont la capacité d'être et de rester ouverts à chaque instant de leur vie, à tout ce qui se présente, comme du "à vivre". Ils peuvent éprouver douleur, chagrin, tristesse, joie mais aucunement de la perte ou du dégât. Ils sont eux-mêmes fil ininterrompu, sens.
Ils ont foi en la vie telle qu'elle se "donne", dans une attitude d'accueil spontané permanente. Ils supportent, conscients du poids de certains évènements, mais ils ne subissent pas"

"Se faire confiance, c'est se sentir bien avec soi, aimer sa propre compagnie. C'est explorer ses capacités d'apprentissage, d'adaptation, de changement, voir ses erreurs, ses limites en allant plus avant à son rythme. C'est rire avec soi"
"La route du saint... le "saint" ne vit pas l'offense comme un acte contre l'individu qu'il représente mais comme celui d'un être ignorant l'amour qui relie entre elles toutes les créatures. En fait il ne "prend" pas l'offense mais s'intéresse à cet être, son frère"
"Quand il m'arrive quelque chose, je préfère être là" (Albert Camus)