Imaginez :
Vous ne faites pas de politique et n’avez aucune intention d’en faire.
Vous aimez la Vie. Vous aimez votre Prochain. Au point que tout ce qui peut améliorer son sort vous intéresse.
Vous êtes très ambitieux pour lui et pensez qu’il vaut bien mieux que ce qu’on lui propose habituellement.
Vous le voulez libre, responsable et autonome.
Vous ne pensez pas que le travail ou l’argent soient les solutions pour lui apporter le bien-être, au contraire.
Vous leur préférez l'activité et le détachement.
Vous ne croyez pas non plus que la compétition, la bagarre et l’opposition le grandissent en quoi que soit, au contraire.
Vous leur préférez l'amour et la sérénité.

A ce moment-là, vous vous dites : Finalement, je ne peux pas faire de politique, j’ai bien raison.

Puis… un mardi… vous trouvez, sur une liste de noms, liste candidate à des élections municipales, liste que vous n’appréciez guère, vous trouvez un nom qui vous dit quelque chose de plus.
Un nom qui a déjà mangé à la maison. Un nom chez qui vous avez déjà mangé. Un nom qui fait bien la cuisine d’ailleurs.
Est-ce un ami ? Oui. Puis, Non. Une connaissance amicale, voilà, c’est la définition exprimant la bonne distance.

Ça vous ferait quoi ?

D’abord, vous vous en fichez. Chacun fait ce qu’il veut après tout.
Puis, vous ne vous en fichez plus. Encore si cette liste était une vraie liste d’en face.
Soyons clair, vous vous dites de Gauche depuis toujours et si ce nom-là était sur une liste de Droite voire d’extrême-droite, il se peut que cela vous aurait moins turlupiné.
Mais, là, vous voyez bien qu’il figure sur la liste qui vous fout des boutons, parce que plus politicienne qu’éthique, plus tacticienne qu’humaniste, plus conservatrice que courageuse.
En plus, vous réfléchissez et vous savez pourquoi, elle se trouve là cette connaissance amicale, vous savez quelles en sont les raisons électoralistes.

Vingt-quatre heures plus tard, vous avez fait le tour de tous les sentiments et de toutes les réactions (y compris celle de vouloir contrer la manœuvre en proposant vos services en face) et retour à la case Départ.

Vous ne ferez pas de politique. Le bon cuisinier fait ce qu’il veut de sa vie. Vous le saluerez poliment la prochaine fois, mais… partager le repas, il faut peut-être pas exagérer, non plus.

Alors, ça vous ferait quoi ?

Chers visiteurs niçois, que vous cherchiez, ou au moins, vous posiez la question sur le nom, c’est normal. Mais, respectons tout le monde en ne citant personne. Je vous rappelle qu’ici vous êtes sur un blog personnel qui ne pèse politiquement qu’une voix, la mienne.