J'entends ici et là des protestations concernant l'interdiction du narguilé dans les bars.

On est chez les fous !
Comme pour la défense des régimes spéciaux de retraite, c'est l'indéfendable qui saute aux yeux.
Comment ose-t-on ?

Santé : L'article de wikipédia sur le sujet est éloquent concernant les ravages sur la santé bien supérieurs à ceux de la cigarette, mais, cela ne date pas du premier janvier.
Puisqu'enfin, on ose s'attaquer aux problèmes du tabac, ce serait un comble de faire des dérogations pour un type de consommation encore plus dangereux. Si on cédait à cela, demain, on nous réclamerait des bars exclusivement fumeurs... Retour à la case Départ.

Economie : Toute création d'entreprise  comporte des risques, a fortiori si elle est basée sur un monoproduit. Soit on se diversifie, soit on se reconvertit. Tous les créneaux porteurs, un jour ne portent plus. Rien de nouveau sous le soleil.
(C'est un peu comme les actionnaires qui aiment bien ramasser des dividendes et le jour où les pertes sont importantes, sous prétexte qu'ils se fédèrent en "petits porteurs", ils ne sont plus d'accord avec les règles du jeu)

Société : J'ai même entendu l'argument communautariste.
Là, c'est carrément indécent.
Et ça ne mérite même pas d'en parler plus longuement.

Politique : Des compensations financières ? Ce n'est pas à l'Etat de compenser le manque d'anticipation d'une entreprise privée. Je sais, les débitants de tabac plus puissants savent se faire plaindre et obtenir des compensations. A ce compte-là, on devrait indemniser les développeurs de pellicules photos.

Voilà ce que, moi, je crois.
Je sais que c'est encore mon couplet anti-tabac, mais avouez que les bars traditionnels seraient en droit de crier au scandale si on cédait  à ces protestations.