Quand on cherche un angle pour écrire et qu'on ne trouve pas, on dit qu'on cherche un angle et qu'on ne trouve pas. C'est fait.
J'ai pensé débuter par "Elle était brune et pourtant blanche..." puis par "C'est la plus belle du monde". Rien ne collait ; Aragon n'était pas assez gai et la seconde affirmation, déposée.
Ensuite, j'aurais bien expliqué que cette Course du Soleil, 21 kilomètres entre Nice et Monaco était une Carmen qui vous happe, qui vous domine, irrésistible. Un peu ridicule.
Allez, je file le lien de l'année dernière et le tour est joué. Un peu facile.

Alors, je vais parler de deux sacrés numéros : 905 et 256.
En quoi ces deux-là se distinguent-ils des 1300 coureurs de cette mythique Course du Soleil en ce magnifique dimanche ?
Ils sont beaux et intelligents, mais, il y en d'autres.
Ils sont arrivés au bout, en des temps acceptables par eux ?
Ils ont pris un plaisir d'enfants au milieu d'une foule saine et motivée ?
Ils ont des courbatures et de la fierté à revendre ?

Non ! Non !

La réponse, est que...
Ce sont les seuls, sûr et certain, qui parlent politique ensemble pendant un semi-marathon au bord de la Méditerranée. Et sérieusement en plus. Sans s'engueuler. En se taquinant bien sûr, c'est un minimum. En élaborant des stratégies de communication et de politique. 
"Ces deux-là sont trop (frais) pour être malhonnêtes".
Habitués à refaire le monde, ils ont voulu refaire la ville. Dans l'euphorie, ils se sentaient à la hauteur. Mais, amitié ou pas, ils ne chaussaient ni les même baskets, ni les mêmes lunettes... et la ville attendra.

Ce fut une bien belle course !