Berlusconi a gagné largement les élections en Italie. Je n'y suis pour rien, j'ai voté Veltroni.
Je souhaite, maintenant, qu'on lui laisse faire ses réformes.
Je suis dubitatif bien sûr. Parce qu'encore une fois, tout le monde se dit démocrate et nombreux sont ceux qui ne respectent pas le résultat des urnes. Ils décident de savonner la planche, d'empêcher d'avancer.
Ce n'est pas la rue qu'on doit respecter, des excités il y en aura toujours, c'est les urnes.

On devrait s'engager en tant qu'électeur à ne pas gêner l'exercice du pouvoir d'un dirigeant démocratiquement élu. Celui-ci pourrait agir. Il n'aurait pas à passer les trois-quarts de son temps à justifier ceci, à déjouer cela, à manigancer, à communiquer, à lancer des ballons d'essais, bref à séduire pour durer, pour plaire, pour préserver la paix sociale.
J'ai voté Bayrou, puis Royal. Sarkozy a été élu et je n'ai jamais rien fait contre lui, il est légitime. Dans 4 ans, il remettra son titre en jeu et moi je ferai mon devoir.
Alors que Berlusconi ait le courage politique de déplaire et que la masse le laisse faire, il est, lui aussi, légitime.

En France, Sarkozy était celui qui avait l'image du plus courageux et on voit qu'il fait comme les autres, il recule. C'est dommage. J'aurais voulu qu'il aille plus vite, qu'il fasse des choses qui me déplaisent peut-être mais qu'il les fasse, qu'il réussisse et qu'il me donne tort, c'est plus important pour nous qu'un échec.

Puisqu'on fait les malins dans le pays des Droits de l'Homme avec la liberté. Puisqu'on veut bien se battre pour défendre la liberté de celui qui a une opinion différente. Et bien, battons-nous contre tous ceux qui empêchent notre Président, je répète, élu démocratiquement, d'exercer son pouvoir.

Le problème de nos dirigeants actuels, Président et Gouvernement, c'est qu'ils croient encore s'adresser à des individus intelligents qui réfléchissent, alors qu'il s'agit d'une masse qui râle. Deux exemples récents :
1. Carte Familles Nombreuses : Il ne s'agissait pas de la supprimer, il s'agissait de ne plus verser à la SNCF, les ressources financières correspondantes. La SNCF étant une entreprise florissante, il suffisait qu'elle pioche dans ses bénéfices pour pérenniser le système. On aurait même dû se taire et le faire. Rien n'aurait changé, sauf qu'on aurait pu faire quelques menues économies.
Mais, la presse s'en mêle, simplifie, populise et l'opposition verse son huile sur les premières étincelles et voilà le cirque... On a perdu juste du temps, de la salive et on a occupé quelques journalistes pendant trois jours.

2. Dé-Remboursement des lunettes : Pourquoi pas ! On simplifie le système. On évite les fraudes (certains opticiens acceptent des fausses déclarations de perte de lunettes de vue pour vendre des lunettes solaires et sécu et mutuelle remboursent. Bah, voyons !). Et les pauvres ? ai-je entendu. Mais les pauvres dans ce pays bénéficient de la CMU. Mes lunettes sont des lunettes CMU et elles ne sont pas plus moches que les vôtres et prises en charge en totalité, une fois par an. Les autres, les moins pauvres, ont des salaires, souvent des mutuelles, et ce n'est pas le petit remboursement de la Sécu qui va changer quelque chose. Un peu d'honnêteté que diable ! 
Et on va encore reculer là-dessus.

On gère n'importe comment. On gère à l'affect. On s'occupe de l'opinion, quand il faut s'occuper des caisses et des plus démunis. Mais ce ne sont jamais les plus démunis qui font des manifs et crient le plus fort.

Finissons par Voltaire  (ça m'a toujours fait penser à Révolte):
"L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort"



Autre chose : La façade du Lycée Masséna était trop belle aux yeux du Conseil Régional. Celui-ci est allé fixer un panneau prétentieux aux couleurs de la collectivité. On dirait de la pub.
Plus discret, c'était pas possible ?