09 avril 2008
Tranches de ville
Nous sommes deux amis. Nous sommes samedi. Nous courons sur la Promenade.
Comme à chaque fois, nous ne parlons pas en courant, nous courons en parlant.
Lui dit qu'il est de Gauche. Moi aussi, je dis que je suis de Gauche.
Au fond de moi, je pense que c'est un Gauchiste, mais que ça lui passera.
Au fond de lui, il pense que je suis un Centriste qui file à toute vitesse vers la Droite.
Je crois qu'il est plus agacé par ce constat, que moi.
Au moment, où je réaffirme que je suis de Gauche, nous croisons Max Gallo sur la Prom'.
- Tu veux qu'on demande à Monsieur Gallo si je suis de Gauche ?
Nous n'avons pas osé.
Le cheminement de l'écrivain ne m'est pas inconnu et le débat aurait pu être très intéressant.
Un peu plus tôt, une crotte de chien avait croisé la semelle de la chaussure de mon ami. Il était, on le comprend, moins disposé aux échanges qui suivirent.
Et qu'on n'aille pas lui dire que ça porte bonheur !
La chaussure souillée était de Droite. Tout va bien.
Le feu rouge m'oblige à stopper le scooter. Pendant l'attente, le regard fait son travail de regard et scrute tout ce qui entoure le carrefour.
Sur la droite, une femme attend pour traverser la rue perpendiculaire à la mienne. Je détaille ses vêtements.
Je demande à ma tendre et chère passagère :
- C'est pas un peu ringard ces jupes longues à panneaux ? C'est vieillot ou ça revient à la mode ?
- Non. Je crois que ça revient.
La spécialiste a parlé. Elle a toute ma confiance.
La piétonne n'est donc pas ringarde.
Elle attaque le passage piétons en même temps que le scooter part en sens inverse. C'est à ce moment précis que je crie :
- Mais... c'est Nathalie !
C'était Nathalie. Je l'avais vue ringarde, elle était à la mode... (voilà matière à extrapolation)
L'une des deux permanences de mon candidat aux Municipales est vacante.
Qui croyez-vous qui investit les lieux ? Une agence de communication dirigée par un soutien très éphémère à ce même candidat. Trop marrant, dirait un enfant.
Leurs histoires les regardent mais je ne peux m'empêcher de chercher le sens caché.
Parce que le hasard, c'est sûr, ça n'existe pas.
(Un petit salut à l'ancien et au nouveau locataires. L'honnêteté m'oblige à préciser que le premier salut est plus appuyé que le second)
Je chemine le long des étals du marché de Libération. C'est dimanche. Il fait beau. Il fait bon. Nous n'y venons que de temps en temps, c'est assez loin de la maison. Mais là, c'est magnifique. Pas de touristes ou si peu. La vraie population Niçoise, mélangée, vivante, gaie, populaire.
Au moment, où je répète à ma tendre et chère, comme à chaque fois, "j'adore ce marché", une femme tirant sur la laisse de son chien peste "je déteste ce marché", juste en même temps. Son regard me fusille mais je survis, je souris ; Elle tire plus fort sur le chien comme pour cacher le malaise de celle prise en flagrant délit de négativisme.
Je me souviens que ce marché nous avait rassurés lorsque nous arrivâmes à Nice. Nous avions même dit "Ouf ! Il y a aussi des arabes, ici". Un peu de chaleur familiale dans un monde nouveau, ça ne fait pas de mal.
24 mars 2008
Dernières photos
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22 janvier 2008
"Les chats, ils ont peur..."
Réservé aux visiteurs
qui ne connaissent pas Nice.
Nice, pour vous, c'est quoi ?
Que des vieux ? Que des riches ? Que des fachos ? Spaggiari ? Casinos ? Negresco ? Mèmère et son chien-chien ? La Promenade ? Le luxe ?
J'ai, depuis longtemps, cette idée de faire un reportage photos de la Nice de derrière la vitrine. Ici, nous la connaissons et seuls ceux qui ne veulent pas la voir ne la voient pas.
Je ne ferai pas ces photos mais je vous invite à visionner quelques petits films qui reflètent la réalité.
C'est bien à Nice que ça se passe.
Je les passe sans autorisation... on verra bien.
Qu'ils aient été faits pendant la visite du candidat que je soutiens aux Municipales n'a, croyez-moi (ou ne me croyez pas), aucune importance. Ce n'est pas le propos du jour.
Regardez au moins le premier. Ce n'est pas long et vous pourrez comprendre le titre d'aujourd'hui.
Premier Film
Deuxième Film
Troisième Film
Quatrième Film
Message personnel sans rapport : Bon Anniversaire.
17 novembre 2007
Photos fraîches
06 octobre 2007
Dernières photos
23 septembre 2007
Dimanche
Photos de la semaine
Ce n'est pas vraiment un jeu, mais, pourquoi pas.
Toutes ces photos ont été prises à Nice...
sauf 1 à Cannes et 1 à Monaco. Lesquelles ?
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11 12
16 août 2007
Peille... à voir.
Après avoir lu Peille, vous pouvez regarder Peille : C'est l'album dans la colonne de gauche.
Je n'ai pas trouvé le moyen de vous faire écouter Peille par Léo Ferré. Dommage.
15 août 2007
Peille... à lire.
Texte de Léo Ferré consacré à Peille
"On regarderait bien dans les yeux des fenêtres
Ont compterait les pas si les pas se comptaient
Pour savoir ce qu’il y a au fond de ce village
A Peille je m’en vais ce soir tourner la page
D’un livre qui se mange à sept ou huit copains
On y rencontre l’Art de vivre et d’être bien
A Peille je m’en vais ce soir avec Marie
On regarderait bien dans les yeux de nana
Pour y lire amoureux la table des matières
Qu’elle t’apporte comme un bouquet de lilas
Mais de ceux qui se mangent et là elle exagère
« Voulez-vous des farcis ? Des raviolis d’étoiles ?
« De cette daube antique où coule la vallée ?
« Du mouton qui revient de la mer à la voile ?
« C’était long ! Il en a mis du temps vous savez ? »
À Peille j’ai laissé Mathieu dans la fontaine
À Peille je m’en vais pour laisser mon passé
Chaque fois que j’y passe j’en reprends un morceau
Et l’eau qui l’a gardé me l’a rendu tout frais
Comme d’un souvenir lorsque l’instant paraît
Du fond de ce village où les pierres se parlent
À Peille je m’en vais ce soir, avec marie
Je vous salue Madame avec tous vos amis
Peille Alpes- Maritimes – France"
17 juillet 2007
Vieux Nice
16 juillet 2007
Nissavelo
Je suis jaloux. Tout simplement jaloux.
Jaloux du Vélo'V de Lyon que j'ai déjà utilisé, apprécié, encensé.
Cette idée de vélo de ville en libre-service est vraiment géniale.
Et en plus, on fait financer par des industriels.
Je ne vois aucun frein à ce mode de transport écolo, moderne et... intelligent, quoi !
Voilà, que Paris s'y met avec son Vélib'.
Et la cinquième ville de France au climat privilégié ? Rien qui puisse y ressembler.
Seule objection : Nos collines.
J'ai bien observé et j'affirme que la quasi-totalité des niçois est dotée de mollets.
Les objections du type "la voiture ici, c'est culturel" sont, bien entendu, irrecevables. Sinon, la liste serait longue de ce qu'on devrait accepter sous prétexte que "c'est culturel".
Des vélos en libre-service à Nice, c'est possible.
Je ne rentre pas dans le détail. Je ne suis ni politique, ni technicien et penser, je peux, mais faire me fatigue.
Alors, j'ai trouvé le nom, c'est déjà pas mal. NissaVélo
Je répète, je suis jaloux.
Alors, j'accepte ici, les idées, les objections...




































































