23 avril 2008
L'égoïsme déguisé
Dans le langage courant, un égoïste, c’est quelqu’un qui pense d’abord à lui avant de penser aux autres.
Mais il y a des égoïstes qui se cachent derrière de grands et bons sentiments.
Belle générosité celle qui consiste à s’occuper des autres
pour se donner bonne conscience !
Belle abnégation celle qui consiste à "se sacrifier" !
Cet égoïsme-là est bien pire que tous les autres. Il triche.
La première des générosités, le premier des altruismes, c’est de s’occuper de soi.
D’abord, cela évitera aux autres d’avoir à le faire. Et c'est déjà pas mal.
Ensuite, quand on aura fait son propre bien, on aura force,
ressources et équilibre en quantité suffisante pour aider au bien des
autres.
Derrière se cache souvent le refus, la peur de s’occuper du cœur
de sa maison, de faire l’introspection nécessaire destinée à Être. Être pour mieux servir.
C’est le premier des boulots. C’est l’important.
Pour l’urgence,
on verra plus tard.
Faisons les choses dans l'ordre. On pourra être plus efficace pour son prochain. Et attention, hein, faut lui apprendre à
pêcher, et par mauvais temps surtout, pas seulement lui filer du poisson.
4 liens sur des billets précédents en rapport :
Important/urgent
L’égoïsme
L'individualisme : à 3,50 m
L’individualisme est un humanisme
Commentaires
Bien. Je vais donc faire un premier commentaire très égoïste : j'aimerais bien que tu continues à nous donner tes mots...
Comment ça, j'ai rien compris?!
"Comment peut-on bien s'occuper des autres si on ne s'est pas trouvé, si on n'est pas en paix avec soi ? " OUI, mille fois OUI
Et pour cela, un jour sortir de chez moi et de mon déni, de mes certitudes d'orgueil et de ma souffrance et me retrouver "dans" d'autres m'a permis de me trouver ensuite?
Mieux de trouver celui que je ne coonnaissais pas.
Seul, je n'avais d'autres salut que de périr.
Si je peux modestement rendre un peu aujourd'hui, cela me semble la moindre des choses et en plus donner me rend heureux.
Tu m'excuseras pour ces lignes vite écrites ce matin sans trop m'appliquer mais je tenais à déposer ce message. Bonne journée Claudio à toi et à celles et ceux qui passeront chez toi.
oubli du titre
J'ai oublié le titre, dans mon asso de mes réunions dumercredi, on parle d'
égoisme éclairé
marrant
Marrant parce que je trouve l'analyse un peu raccourcie (comme souvent...) mais je suis d'accord avec la conclusion. Personnellement, je suis de ceux qui pensent que la psychanalyse devrait être obligatoire! C'est mon côté un peu totalitaire de ce matin! :)
Je rigole, mais tout juste. Disons que ça ferait du bien à beaucoup... (et contrairement à beaucoup, j'ai vu, à plusieurs reprises, le processus fonctionner et aboutir à un résultat).
Par contre, je ne vois pas trop pourquoi tu tiens à associer engagement et sacrifice. Bof. Je ne les confond pas. Je déteste l'idée de sacrifice, c'est le côté que j'ai le moins aimé dans l'histoire de Jésus telle que je l'ai apprise au cathé petite. Je sais, je ne prends souvent que ce qui m'arrange et me débarrasse du reste, ce doit être mon côté pragmatique.
Pour te donner une idée, j'ai détesté "Breaking the waves", ce film parfaitement débile où les cloches sonnent à la fin quand cette folle a "sauvé" son amoureux de l'hôpital, en se sacrifiant (après avoir tout accepté des délires dudit amoureux). Berk berk berk. ça m'a marqué parce qu'à l'époque j'étais en Hollande et je m'étais disputé avec des gens qui me disaient que cette histoire d'amour était admirable et magnifique. ça m'avait énervé prodigieusement, et à l'époque, un psy m'avait dit "mais c'est rien du tout, c'est juste l'histoire d'une femme dérangée". Ouf, j'avais un allié. (je vais m'attirer des foudres, je sais qu'en France aussi, beaucoup ont adoré ce film, qui pour moi, ne présentait qu'un intérêt d'ordre sociologique, ainsi que technique sur le plan cinématographique).
Donc voilà, Breaking the waves, si je pouvais, j'en ferais du hachis parmentier. :)))
(à moins que Von Triers ait voulu dénoncer ce sacrifice justement, mais j'en doute)
D'accord avec tout ! Oui, beaucoup de personnes pensent que "s'oublier" dans les problèmes des autres leur permettra de contourner-éviter-anéantir ? leurs propres soucis. Faux et archi-faux !!! Ils subiront l'effet boomerang et devront faire face à leurs propres difficultés associées à celles des autres dont ils avaient décidé de s'occuper. Résultat : double tracas et peut-être même des amitiés perdues de la part de gens qui se seront sentis soudain délaissés. Et, en prime, ces mêmes personnes se feront traiter d'égoïstes.
La vraie générosité consiste effectivement très certainement à s'occuper d'abord de soi afin d'imposer aux autres une sérénité d'esprit qui amènera automatiquement l'ouverture de ce dernier, donc l'écoute.
J'irai même plus loin :
Je pense que s'occuper des autres peut être une thérapie pour s'occuper de soi.
Certaines personnes ont cette démarche nécessaire à leur épanouissement.
L'effet boomerang n'est pas garanti : personne n'est parfait et chacun sa solution.
Pour ma part, je m'occupe de moi, et de moi seul; c'est déjà pas mal; je pense que cela rejailli sur mon entourage et mes élèves; c'est ma façon à moi de limiter les dégâts si dégâts je peux faire...cela na va pas très loin, c'est vrai : mais si c'est bien fait, c'est bien.
autre chose : quand ce blog sera fermé, j'irai faire un tour sur d'autres blogs plus souvent, je pense, mais laisser un commentaire me sera plus difficile; en effet : Claudiogène, je le connais depuis longtemps, enfin je croyais le connaître... mais les autres, au secours je ne les connais pas : et on m'a appris à ne pas parler avec des inconnus : saleté d'éducation!
analyse raccourcie
... comme souvent. Tu as raison Clotilde.
C'est vrai pour plusieurs raisons ; ça permet d'ouvrir et apprendre des autres. En plus, je ne suis pas universitaire et pas doué pour un travail scientifiquement correct, si je puis dire. Et enfin, parce que ce n'est qu'un blog et très perso en plus.
Je fonctionne à l'intuition que j'essaie de corriger par l'expérience et la réflexion, c'est tout. Quand on manque de bagage culturel, on essaie de se débrouiller. Ah ces petites gens !
En tous cas, j'ai bien aimé ton commentaire et ton histoire de psychanalyse obligatoire pas si bête, disons fortement recommandée. Le pire c'est quand on entend "moi j'en ai pas besoin".
Ceci dit, il faut déclencher l'introspection, après c'est vrai que certains sont plus doués que d'autres pour travailler en solo, après. Et on revient à l'humilité. (c'était dans le commentaire de Louis-Paul aussi)
Pour le film, j'aimerais bien d'autres avis, parce que j'ai dû le voir, mais le souvenir s'est effacé.
Ah oui. Faut que je réponde à engagement/sacrifice. J'ai voulu dire que cet "égoïsme" pouvait aller d'un engagement à un sacrifice, question de degré mais même principe. (Pas envie de répéter à chaque fois que ça dépend, pas de généralités etc. etc. évident bien sûr)
Plum' c'est vrai ce que tu dis sur les effets pervers. Juste le "imposer une sérénité" hum hum. On peut négocier pour "proposer une sérénité" ?
mcbarbara
C'est justement là où ça me pose problème : s'occuper des autres d'abord, est selon moi, la meilleure de ne pas s'occuper de soi ; ça ne peut pas être une thérapie.
Tu dis souvent : Chacun sa solution. Pour moi il y a danger de ne pas avancer à penser ça. Sinon on ne discute plus, on ne remet pas en question et pense que tout est goûts et couleurs. Danger. danger.
Sinon t'occuper de toi, tu as parfaitement raison, c'est le mieux que tu puisses faire POUR les autres.
Tu croyais me connaître ? (suis si différent)
Si tu trouves un blog on pourra faire une communauté de commentateurs et aller bousculer un peu les discussions... on est une bande, maintenant.
Sinon, je terappelle la proposition de Victor "ouvrez un blog"
je persiste :
chacun sa solution; certains font le chemin seul, comme moi par exemple; d'autres ont besoin d'un psy, comme certains que je connais; d'autres se jettent à corps perdu dans l'altruisme; j'en connais aussi! donc, l'essentiel est de trouver Sa Solution! c'est à dire la solution qui conviendra à chacun; nous ne sommes pas tous pareils.
Le blog : je m'y étais essayée. Notre hiérarchie a eu la malencontreuse idée de faire des recherches sur ses agents sur Google; alors j'ai enlevé du net , tout ce qui m'était personnel, site et blog en attendant de digérer l'affront! ce qui n'est pas encore fait!
Restent en ligne : site d'école
http://www.ac-versailles.fr/etabliss/ec-brassens-megrine-tunisie/
et blog professionnel pour ne plus perdre mon travail après un formatage nécessaire dù à attaques intempestives de virus et autres poux et puces comme dit mon époux
http://mcbpro.canalblog.com/
Mais je chercherai Victor chez les autres...Et toi aussi bien sûr!
Je voulais dire "s'imposer une sérénité à soi-même afin d'être plus ouvert aux autres". Il est inutile d'essayer d'écouter, voire d'aider autrui si l'on est soi-même mal dans ses pompes.
le ménage en soi
ç' est bien vu : quand on regarde de près le débriefing des humanitaires par exemple , on s'aperçoit très vite que ceux( celles ) qui n'ont pas fait le ménage en soi ont eu très souvent sur le terrain des problèmes au contact des autres
quelqu'ai pu etre le degré d'investigations au depart
Cher rover, j'ai bien aimé la façon dont vous abordé ce blog. Un petit, souvent petit, commentaire, rarement, trop rarement et surtout jamais conflictuel.
Merci pour ces visites.
Vous faites partie de ces visiteurs éloignés et fidèles. Je pense à Ricciarelli, Armèle, Joëlle, Henri...
tout à fait d'accord avec toi, Claudio...
...mais la psychanalyse (pure) obligatoire, je crois que tout le monde n'en serait pas capable. Pour moi, c'est un luxe intellectuel.
Je connais un certain nombre de personnes qui ont eu recours à un psychothérapeute (plutôt qu'à un analyste), qui se sont "payé" aussi le luxe d'une telle démarche pour convaincre de leur bonne volonté ou céder à une mode (évidemment, ceux-là n'ont rien compris), mais qui refusent obstinément pourtant de s'engager sur les chemins salvateurs entraperçus.
En plus de la capacité à l'introspection et de l'humilité, cela nécessite beaucoup de confiance en soi "retrouvée" et un immense courage. L'honnêteté (ou l'intelligence) du coeur, en somme...
Je ne voudrais pas qu'on laisse croire non plus que sans "analyse professionnelle" point de salut.
D'abord parce qu'il y a des gens heureux qui ne se posent pas de questions et quand on est heureux (vraiment pas quand on le dit seulement ou qu'on fait semblant) et ben faut rien changer.
Ensuite, parce que ce qui me semble important, en premier lieu, c'est de comprendre qu'il faut chercher toutes les solutions EN SOI. Et pour ça, la première des choses est d'accepter de se remettre en question. De couper des liens, d'être infidèle à son passé, de "faire le ménage" disait rover, sans concessions et sans indulgence.
Après que cela passe par un professionnel, pourquoi pas bien sûr, mais le déclencheur de la recherche me semble être le plus important.
Et on revient à l'humilité...
Etre rivé à son égo, ou dériver et vers quel rivage ?
Là je suis presque vexé, parce que j’aurais pu écrire ce billet. Au final, cette identité de vue me gêne. A vrai dire, je me pose des questions depuis un certain temps.
Dans le couple, le mode opératoire de Claudio restera toujours une bonne idée.
Ma maman était un peu comme Pilar, elle a passé sa vie à torcher les mômes, faire la cuisine, le ménage et à dire à mon père où se trouvait sa « chemise du dimanche ». Mon dernier frère avait même droit au débarbouillage du soir avec le torchon qui servait à faire la vaisselle. Elle était croyante et convaincue que c’était là son rôle. Nous aimions aussi parler avec notre maman pendant qu’elle faisait le repassage, elle avait passé son brevet et avait une certaine culture. Elle nous racontait qu’aux fenaisons, lorsqu’elle avait notre âge, elle lisait des pièces de théâtre avec ses cousins en haut des meules de foin. Elle nous a beaucoup donné. A la fin de sa vie, elle allait tous les jours à l’hospice des vieux pour les aider à manger, leur parler, « leur donner comme le Seigneur ». Elle ne s’est jamais occupée d’elle et son mari le lui a bien rendu avec quelques autres.
De temps en temps, je reste sonné par ce que savent faire des gens qui ne s’occupent pas d’eux.
Mais j’avoue aussi que ceux qui s’occupent d’eux, sans pour autant être égoïstes, rayonnent autour d’eux.
« Faire le ménage en soi » me fait encore penser à Pilar, c’est parfois aussi névrotique. J’ai croisé pas mal de copines et de copains, abonnés au psy et il m’est également arrivé d’aller parler là, plutôt que d’emmerder les copains après un divorce difficile. Donc, je suis pour y aller sans hésitation lorsqu’on pense que c’est grave à l’intérieur de soi. Ou autour de soi, ça arrive aussi. Mais ceci étant dit, je ne veux pas qu’on trifouille en moi au motif de me rendre plus sociable. Mon mauvais caractère, l’exigence ou l’intransigeance héritée de ma mère, ma rage, c’est « mon essentiel », ce qui m’est le plus précieux. Je ne veux pas qu’on y touche, sinon je ne suis plus rien. Je ne veux pas ressembler à ces malades traités par Bettelheim qu’on nous a montré en 1968 à la télévision, avant et après, intéressants d’abord, puis amorphes et sociables ensuite. Mais c’est comme ça qu’ils se sentent bien m’avait-on répondu.
Je me pose des questions parce que je trouve que je n’en fais pas assez. Pourtant, je n’aime pas trop les ONG, ces spécialistes du traitement de la misère. On entrevoit parfois des sentiments, ou même des actions, troubles.
Il m’arrive aussi de « faire du bien », mais je refuse absolument d’en parler à qui que ce soit ou de théoriser.
Reste un champ d’action que j’occupe plus spontanément, celui du pouvoir des mots, ou plutôt de leur assemblage. Une expérience ouvrière, puis l’usage des mots, m’apportent beaucoup dans le métier de consultant qui est le mien et où la rédaction d’un rapport achève un travail. Où les mots peuvent-ils faire le ménage, c’est peut-être une bonne question ? J’ai évidemment visité tous vos blogs et j’y vois bien de temps en temps quelque chose de cet ordre. Merci à Mcbarbara d’avoir montré ses sites professionnels (si joplie cette classe blanche et bleue avec ces trois enfants qui attendent de faire autre chose que d'être assis). C’est fou quand même qu’il faille se protéger des investigations de sa hiérarchie dans l’Education Nationale. Quoique dans le monde professionnel il faille se protéger aussi.
Les mots peuvent être des flèches, des bombes. Ils peuvent également aller plus loin que les caresses ne savent aller.
L'égoîste c'est quand même quelqu'un qui ne pense pas assez souvent à moi
Ce Victor est un type bien.
Le paragraphe sur la mère est magnifique. Tableau vivant et humoristique.
Ce Victor est un chic type.
pour DulcinéePérignon
Lucien Guitry : « L'égoïste est celui qui n'emploie pas toutes les minutes de sa vie a assurer le bonheur de tous les autres égoïstes ».
Un égoïste, c'est quelqu'un qui ne pense pas à moi. Personne ne l'avait dit ? ;-)
Dulcinée, Claudio
C'est pas du ciné, mais bien le résumé le plus court et le plus parlant. Champagne !
Claudio : arrête, s'il faut que je me foute moi-même de ma gueule, où va-t-on ?
100% d'accord.
Je ne crois pas que la psychanalyse soit le must en matière de psychothérapie et de développement personnel. On peut parler pendant trois ans, savoir pourquoi on a un problème, identifier les raisons d'une phobie par exemple mais la phobie demeure. Connaître le "pourquoi" ne donne pas le "comment". Alors, je ne suis pas de celle qui conseille la psychanalyse bien que les théories proposées par Freud et ses successeurs me semblent tout à fait intéressantes et justes. C'est sur la manière de pratiquer la dite thérapie que se situe le problème. Je préfère les thérapies brèves. Elles ont le mérite de l'efficacité et de la rapidité. Rapidité relative car soumises à diverses contraintes. Ainsi par exemple, une thérapie brève peut durer un an. Mais elle est brève pas le nombre de séance.
Pour ma part, je suis travailleuse sociale donc je m'occupe des autres. Sensible à al psychologie, au dvpt personnel et aux enseignements bouddhistes, je prends soin de moi avant de prendre soin des autres.
J'ai encadré pendant 5 ans un groupe d'une trentaine de bénévoles rendant visite à des personnes âgées. Une amie a fait un travail de recherche autour du donner/recevoir/rendre. En fait, il y a des dames charitables, les fameuses dames patronnesses qui gagnent leur paradis ainsi. Nombreuses sont celles qui agissent avec beaucoup de compétences. Même parmi les dames patronnesses. Mais il y en a d'autres qui vont jusqu'à se forcer à faire du bénévolat car l'oisiveté est mère de tous les vices et que le paradis est au bout ! Mon amie en a rencontré durant son enquête. C'est assez effrayant car on se demande ce qu'elles offrent aux personnes âgées.
Qu'aider les autres soit une thérapie me semble une erreur. Erreur de la part de celui qui s'engage sur cette voie dans cette perspective. Cependant nombreux sont ceux qui s'engagent dans cette voir sans en avoir conscience et qui se le reprenne en pleine face sans rien y comprendre. Attention alors les dégâts chez l'aidé ! Chaque année, des étudiants intègrent la fac de psycho en espèrant se soigner. Ils se rendent vite compte que les bancs de la fac ne sont pas le divan d'un psy. C'est un peu le même registre.
Par contre, une chose est certaine on ne choisit pas par hasard de devenir psys (au pluriel), travailleur social, médecin ou bénévole social. Quelque chose nous y pousse. On ne choisit pas par hasard de travailler avec des vieux, en soins palliatifs, avec des enfants etc. Quelque chose nous y pousse. En amont, il faut identifier quelle est cette "chose" pour prendre du recul pour ne pas faire porter aux autres le poids de notre histoire, de nos fardeaux etc. Donc prendre soin de soi avant de s'occuper des autres ! La boucle est bouclée.
Chapeau (de paille) !
Vous avez été limpide, Berrybelle, sur cette partie du sujet.
Merci à Claudio d'avoir réussi à faire vivre ce lieu d'échange et de progrès dans notre approche des choses de la vie.
Tu veux un autre avis sur Breaking the Waves Claodio... je fais partie de "ces" qui ont aimé cette histoire débile... heureusement qu'un allié psy le confirme au cas où des doutes subsisteraient, au moins je suis rassurée, un "pro" a parlé... je vais surement devoir consulter très très rapidement là... en attendant, je n'ai besoin d'allié d'aucune sorte pour affirmer que ce film est un chef d'oeuvre technique, artistique et cinématographique... Je n'ai pas vu de "folle" se sacrifiant pour un chéri en réalisant ses "délires"...
J'ai vu une femme passionnée par Dieu et son mari, qui tente tout ce qui est en son pouvoir, en sa foi pour le sauver... qui dit tout, bah dit tout...
Oh, certes, elle couche avec d'autres hommes, on la surnomme d'ailleurs la pute à la fin du film... bouhhh la laide !! pas bien !! et en plus elle raconte tout en détail à son mari paraplégique cloué dans un lit d'hôpital... c'est franchement deg !! pouah !!
Franchement Van Trier tu déconnes !! tu pouvais pas faire un bon navet, bien gluant de bons sentiments, genre il crève et elle se remarie, ou elle prie Dieu tous les jours et ö miracle il s'en sort... non, petit pervers va !!!!
je me pose une question... si le mari avait été un enfant... et qu'au lieu de "prends un amant et raconte moi tout (je réduis le dial exprès pour le rendre encore plus "crade")" on avait "mon plus grand souhait avant de mourir ce serait d'avoir une Breitling"... la breitling prostituée du fiston serait j'en suis certaine plus héroïque que les voeux d'amour d'un mari... et surtout elle serait sans sacrifice là...
Ce n'est que mon avis... et je le partage... comme d'hab...
Alors j'ai pas vu le film mais là la discussion et le quasi résumé du film ne me donne pas envi...
Mais bon j'avoue que sortie de Klapisch...
En parlant de paille : ça y est on a le permis de construire depuis hier !
Je viens de découvrir le site 6 milliards d'Autres. Projet initié par Yann Arthus Bertrand. Pleins de témoignages de personnes du monde entier sur le sens de la vie, le bonheur, l'Amour, etc. Très beau site.
http://6milliardsdautres.org
Boucle bouclée
C'était la fin du commentaire de Berrybelle.
Avec ce lien entre le 1er et le dernier, ça prend toute sa valeur... et toute sa saveur. Wouaouhh !!!
c'était l'avant-dernier finalement
Berrybelle
Magnifique le lien, Berrybelle ; ces visages vrais, vivants dans l'écran.
Félicitations pour le permis.
C'est pas parce que j'commente pô que j'lis pô...
Bon Berrybelle, t'as eu ton permis de construire (félicitations !) alors il te reste jusqu'à samedi (je sais, ça fait juste) pour nous offrir une tribune libre sur les maisons en paille.
Quant à ton dernier lien : M E R C I !
... "bouh la laide ... pas bien".
Je vois que t'as vachement compris mon point de vue multipseud, et que t'arrives à me faire passer pour une spectatrice qui demanderait sa piquouze de morale. Marrant, je l'ai vu complètement dans le sens contraire ce film, dégoulinant de niaiserie, d'une morale ringarde sur la beauté du sacrifice, un truc d'une autre époque. Chacun son truc comme tu dis. Mais t'inquiète pas, je fais partie des ultra-minoritaires concernant ce film, c'est bien ça qui m'a gonflée dans ce cas précis, à l'époque, qu'on puisse tomber en admiration devant cette histoire.
C'est plus de la description de comportements dans le film, c'est de l'admiration, toute la différence est là nom d'un chien. Et ces cloches célestes qui sonnent à la fin quand madame s'est sacrifié pour monsieur, mais y a de quoi gerber! Enfin, comme dirait l'autre, c'est mon avis et je le partage. Mais tu as raison, je ne comprend pas, parce que c'est au dessus de mes forces.
Le coup du psy, ça aurait pu être mon boulanger hein, ça m'aurait arrangé pareil, le bon sens boulanger c'est puissant aussi.
(Tu noteras aussi que j'avais dit que la "facture" du film était très intéressante, je te le redis au cas où t'aurais raté ce passage!)
Enfin, c'est vrai que la critique de film peut être aussi passionnée que les débats politiques!
"mais elle n'a encore rien compris!"
Va dire Claudio (sourire)
On atteint donc le nirvana de l'égoïsme humaniste positif lorsqu'un sexagénaire immigré espagnol balance son épouse par la fenêtre parce qu'elle a eu l'outrecuidance de brimer le grand héros dans sa jeunesse?
Ah ces personnages qui vous poursuivent....
Rien compris ?
Nathalie, tu es pardonnée car en fait TU NE PEUX PAS COMPRENDRE.
Tu as des qualités que je n'ai pas c'est sûr, mais il semble qu'il t'en manque une et tous les jours, elle devient plus évidente : Tu ne sais pas "lire l'Humain".
C'est dit, sans détours et sans précautions.
Rien de désespéré, ça peut changer. Il faut juste commencer par accepter le changement.
Les preuves sont nombreuses à ce que j'avance : Tu es comme ceux que tu soutiens politiquement. Vous continuez à prendre le SOCIAL pour de l'HUMAIN, alors vous oubliez le second et ne savez même plus ce que c'est.
Vous êtes du genre à couper la main pour éviter de couper le bras. Si ça marchait au moins ; ça marche pas. Le jour où il n'y aura plus de mains à couper vous serez au chômage, mais ce chômage-là, il vous détruira, c'est votre gagne-pain. Sans misère sociale, plus de Nathalie, alors faut veiller à ce qu'il en reste toujours suffisamment, hein.
Pour la récurrence de mes personnages, patiente encore un peu, c'est prévu. Pas le genre à me défiler ou à sortir par la porte de derrière. Tu auras une explication bientôt.
Cela me fait penser aux travailleurs sociaux (TS). Beaucoup -et pas tous fort heureusement- on une manière de travailler qui les rendent indispensables. Finalement, inconsciemment et/ou du fait de leur méthodologie d'intervention, ils s'installent dans la durée avec l'usager, le rendent dépendant au lieu de l'accompagner vers l'autonomie. C'est un sérieux travers des TS. Peut-être cherchent-ils à justifier leur fonction et leur salaire. Il y a d'autres hypothèses.
C'est ainsi que l'on a crée une nouvelle classe : les personnes en insertion. Ces personnes ne sont ni exclues ni insérer elles sont en insertion. Mais à ce stade on peut rester longtemps.
On commence à parler de coaching social et quand on se réfère à l'ouvrage incontournable du TS à savoir "Méthodologie d'intervention en travail social", les différentes séquences s'apparentent à du coaching : définir un contrat, des objectifs, une durée, des moyens pour atteindre les buts, les évaluer. On mise alors sur les ressources des personnes et non sur leur difficultés. Dans les faits peu de TS travaillent ainsi. Mais c'est dans l'air du temps pour des raisons d'ailleurs pas toujours très louables (rentabilité, performance, économie,...) au détriment de l'humain.
Attention à ne pas tomber dans un autre travers en voulant pousser trop vite trop fort quelqu'un qui se trouve dans une situation difficile depuis longtemps. Je pense aux SDF. Retourner vivre dans un logement nécessite un travail psychique intense pour le SDF. C'est très difficile de changer de statut même si l'actuel est précaire, de prendre de nouvelles habitudes, de créer un nouveau réseau amical, vivre entre 4 murs percées de fenêtres alors que l'on vivait immergé dans la rue au milieu des passants même dédaigneux. Pour nous cela semble la normalité de vivre dans un appart on imagine pas la difficulté de devoir y retourner après avoir vécu des années dans la rue. L'être humain a une faculté d'adaptation très grande même aux pires situations. Heureusement, cette capacité il peut la mobiliser aussi pour le meilleur.Après ce qui semble socialement mieux, plus conforme, plus dans les normes pour une nous citoyens lambdas ou pour un TS ne correspond pas forcément à ce dont la personne aidée a besoin, à ses valeurs, à ses espoirs... Et ça c'est difficile a entendre pour les TS.
En fait c'est ton commentaire à Nathalie qui m'a inspiré ces réflexions. Et je digresse comme à mon habitude.
compréhension au dessus de tes forces... puisque tu le dis...
passionnée... c'est un euphémisme là... à ce niveau on commence plus à atteindre la rage mais bon...
personnellement, j'en étais restée à donner une autre vision du film... que tu sois minoritaire ou pas je m'en tamponne mais d'une force, si tu savais, tu aurais une petite idée de l'infini... argument d'un navrant à pleurer... ce qui me gave foncièrement en revanche, c'est qu'un film tout comme un débat politique ça peut se discuter... enfin normalement... ça peut même être sympa des fois tu sais... de discuter sans être du même avis... sans se prendre la tête, sans imaginer que sa réponse prévaut sur celle de l'autre... sans avoir à prouver je ne sais quoi à je ne sais qui... bref, un truc con tu vois, une drôle de manie que peuvent avoir certaines personnes en cas de différent... fou non?
juste un détail... parce que je ne suis pas d'accord, parce que je donne un autre point de vue alors je n'ai pas compris le TIEN? intéressant...
et en plus je n'ai pas repris la phrase où je suis d'accord avec toi... décidément, je manque à tous mes devoirs...
Hmm un autre détail... madame s'est sacrifiée pour monsieur dis tu? moi je te dis que c'est pour elle qu'elle s'est sacrifiée... mais là vois tu je ne prendrai même pas la peine de développer... tu as raison ô grande Clotide... je te laisse gerber en paix...
Plum' pour la tribune libre c'est un peu court en terme de temps. J'en manque un peu ces temps ci car j'ai une tendance à me charger de projets de toutes sortes... si bien que parfois c'est dur de tous concilier.
Par contre, n'hésitez pas à venir sur notre blog et à y déposer vos commentaires.
Ben si "lire l'humain" c'est considérer qu'un type qui balance son épouse par la fenêtre est un type bien, çà me laisse quelque peu dubitative.
Qui, du reste, pourrait avoir la prétention de comprendre l'humain?
Pour la petite histoire, je ne fais pas de social. J'essaie, simplement, à ma petite échelle, de faire en sorte que les choses tendent, pour tout le monde, vers le mieux.
Je tente même, oh comble de l'absurde, d'inventer de nouvelles choses.
Quant à couper la main au lieu de couper le bras...
Il me semble, assez benoîtement, que s'il "suffit" de couper une main pourquoi couper tout le bras? et là je me demande qui de nous deux à du mal à lire l'humain...!
Quant au "plus de misère sociale plus de Nathalie" même pas je réponds à la provocation. Sourire.
Sans huile sur le feu :
Heureusement qu'il y en a qui ont la prétention de mieux lire (et même comprendre) l'humain que d'autres. Ce serait désespérant sinon.
Le bras et la main, on s'est pas compris passons, il y a plus important.
"J'essaie...de faire en sorte que les choses tendent, pour tout le monde, vers le mieux" Mais tout le monde prétend la même chose ma chère. Moi aussi, tu vois.
Et le problème il est vraiment là : il y a beaucoup de gens qui au bout du compte font reculer les autres en croyant leur faire du bien.
Juste un exemple : Comment crois-tu pouvoir faire espérer, faire avancer les autres en te rendant complice par ton soutien de méthodes politiques et surtout politiciennes destinées à prendre du pouvoir et pas à aider les plus humbles ? Tu crois que tu vas faire "tendre vers le mieux" en acceptant ces règles du jeu ? Moi j'appelle ça ENCOURAGER LE VICE. Tu m'étonnes après que les gens ne croient plus en rien.
En ne dénonçant pas avec véhémence ces comportements, tu fais "tendre tout le monde vers le" moins. (Et pourtant, ton discours aurait été plus fort que le mien, puisqu'il serait venu de l'intérieur du système)
Aider les plus humbles et les autres?
Viens travailler 1 journée avec moi avant de juger. Là encore ma porte est ouverte.
Quant à ce que tu appelles le VICE, je ne crois pas que tes choix aillent dans un sens fondamentalement différent des miens.
La source de notre litige est là. Je n'appelle pas tes prises de positions encouragement du VICE.
Je dois surement mieux comprendre l'humain Claudio que la réciproque.
Mais ne t'inquiète pas, ce n'est pas irréversible (sourire)....
Je te propose un truc Nathalie. On convainc chacun de notre côté "notre" choix politique a passé 3 tests :
QI + QE + Culture générale
Et on verra lequel de nos "choix" a le plus de chances de ne pas tomber dans le vice.
C'est une plaisanterie bien sûr. Mais j'ai déjà le résultat et quoi que tu en dises, tu le sais autant que moi.
C'est le manque de qualités personnelles qui rend les gens jaloux et méchants ; ils sont obligés de devenir vicieux pour arriver à leurs fins.
Je ne dis pas que ça ne marche pas, la preuve. Je dis que c'est dégueulasse. Et pour le coup, c'est un jugement et je l'assume.
Il faut dire que si ces gens-là n'avaient pas une cour aveugle et illettrée en lecture d'humain, ça ne les encouragerait pas.
C'est ce que tu écris, là, Claudio qui est "dégueulasse"...pas uniquement pour le principal intéressé mais également pour l'ensemble des personnes qui ont voté pour lui.
Ne prétends plus que tu serais respectueux de quoi que ce soit (humain ou idées). Ce n'est pas vrai.
Toujours respectueux de l'humain et des idées, ce sont les comportements que l'on a le droit de juger, de dénoncer et éventuellement de condamner. C'est ce que je fais. Je persiste et signe.
Que les votants aient été floués, c'est possible. D'ailleurs, dès le lendemain beaucoup de doigts ont été mordus par leurs propriétaires.
Ceux-là donc. OK ils auraient pu réfléchir, s'informer, trier, mieux apprendre à déceler le vice. Mais, soit, qu'ils en tirent les leçons.
Mais les soutiens ! Ce n'est plus du tout pareil. Ceux-là sont complices.
Attaquer les personnes, c'est dégueulasse, oui !
Les comportements, c'est autre chose, on peut faire amende honorable, prendre conscience, demander pardon, démissionner... c'est donc réversible. Il y a une porte de sortie possible.
Après si on s'entête dans l'erreur, on aura un jour ou l'autre plus de travail à faire.
Tu sais bien qu'il ne s'agissait en aucun d'idées dans ce qui nous préoccupe mais d'égo et de soif de pouvoir.
Je respecte tout le monde, à condition qu'on reste à sa place. Je ne touche jamais aux costards trop grands pour moi. Et si un jour j'ai envie de le faire, je commencerai par muscler mes épaules.
L'humilité toujours.
pour nikkos: quelqu'un avait bien dit qu'un égoïste c'était quelqu'un qui ne pensait pas à moi, oui, mais pas à toi ,à moi.Bien à toi...
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