21 avril 2008
Le sport et moi
Petit enfant pataud, gauche et pas bien dégourdi, tout mon corps semblait vouloir rester immobile.
Ajoutons à ça, deux frères, l'aîné et le benjamin, espiègles, vifs, téméraires, insouciants qui me renvoyaient l'image du petit gros incapable.
Finissons par dire que dès l'enfance, je n'avais aucun goût pour la compétition et pour le rapport de force.
Et voilà, avec quoi j'allais devoir faire face à mon corps et au sport.
A l'école, j'étais toujours le chouchou du prof de gym. Vous pensez, une telle application à bien faire et des résultats aussi lamentables, ça force le respect et réveille la tendresse.
Incapable même de monter sur le premier des nœuds de la corde du même nom. Le seul garçon à sauter moins haut que les filles, moins loin aussi, à courir moins vite...
Dans le collectif, je m'en sortais un peu mieux. La stratégie et l'astuce venaient au secours de la force et de la technique.
Puis vint l'heure des clubs sportifs.
Deux années de gymnastique m'apportèrent un peu de souplesse, pas plus. Je m'appliquais, suivais toutes les règles à la lettre et finis même 5ème de ma catégorie... Nous étions 5.
C'est alors qu'arriva le Football. Révélation. Pas du jeu. Pas de la technique. J'étais nul. Mais, je ne ratai jamais un entrainement, jamais un match. J'ai toujours été Capitaine de l'équipe, toujours. Et défenseur, toujours. L'attaque ne sera jamais mon truc. D'ailleurs, je l'avais choisi dès le début : Tout le monde voulant être avant-centre, le moniteur décida de nous faire courir ; le premier serait avant-centre et ainsi de suite jusqu'au dernier, arrière. Pendant que tous couraient, je marchais. Je serai arrière.
Neuf années magnifiques où je ne vis pas trop le ballon. Capitaine et défenseur central d'un tout petit club de banlieue, j'avais beaucoup de succès, j'étais respecté et un rempart légendaire, jamais vaincu. Nous gagnions beaucoup plus souvent à l'envie qu'à la technique, plus à la hargne qu'au génie.
Lorsqu'un entraineur de quelques divisions au-dessus vint me chercher pour me proposer de le rejoindre, je lui répondis que je ne savais pas jouer au football, ce qui était vrai de vrai. Peut-être, mais tu es vaillant. Soit. Et voilà qu'il me propose du boulot, un appartement, des primes de match. Fin psychologue celui-là ! C'était la meilleure façon de me faire fuir. Ce que je fis.
Quelques autres péripéties qu'on appelle "arrangements" finirent par me lasser et je rangeai les crampons autour de la vingtaine.
Un ami m'entraina vers le karaté. Trois années bien chargées m'emmenèrent jusqu'au passage de la ceinture noire. Pour la technique, j'étais persévérant et ça compensait mon manque certain de don pour la chose. Pour les combats, n'en parlons pas, j'aurais préféré prendre dix coups qu'en donner un.
Je ratai le passage de ma ceinture noire en quittant le gymnase, où à une heure du matin, on magouillait ouvertement pour partager le quota d'admis entre élèves des seuls professeurs délégués à la Fédération.
Puis vint l'Aïkido. Point de compétition. De la philosophie. De l'étiquette. C'était pour moi. Quelques années merveilleuses d'évolution personnelle. Je ne passerai jamais de ceinture officielle, seulement celles du club, au seuil de la noire, disons. Belle expérience sportive et spirituelle.
En parallèle, je fis avant 30 ans beaucoup d'escalade en rochers à Fontainebleau et en falaise (Yonne, Normandie, Calanques...).
Un peu de jogging aussi. J'ai habité 10 ans à 200 mètres du Parc du Château de Versailles et ma jeunesse faisait sans précautions des tours du Grand Canal épiques.
Beaucoup de ski aussi. Depuis 1978, je suis allé skier au moins une fois à chaque saison, même dans les pires périodes, comme cette année, une seule mais splendide journée à Isola 2000, mercredi dernier.
Beaucoup de randonnée de moyenne montagne dans les Alpes, du Nord surtout.
Puis, il y a 5 ans, la course à pied revint me titiller. Le cadre de la région et la quasi-gratuité de la chose n'y sont pas pour rien.
Je suis inscrit pour le 09 novembre prochain au Marathon des Alpes-Maritimes qui reliera Nice à Cannes. J'aurai 51 ans et ce sera le premier, peut-être le dernier. D'ici là, j'ai une préparation rigoureuse à faire pour ne pas souffrir. Parce que si je suis vaillant, courageux et persévérant, je déteste souffrir.
Hier, j'ai donc couru le Semi-Marathon de Nice et j'ai découvert que je détestais aussi mourir. Des souffrances inconnues jusque là se sont invitées ; à me sentir mal un peu plus tard. Mais j'ai fini. Un chrono lamentable, mon pire. Une belle journée pourtant. Beaucoup de monde. Et comme toujours une belle ambiance de sportifs sains et sans pression.
Je suis arrivé après Estrosi. J'étais arrivé derrière Mottard en janvier. Ces politiques ont un truc qu'on n'a pas.
Heureusement que mon inscription marathon est déjà faite parce que ce n'est pas aujourd'hui que je signerais le bulletin.
Donc pour un petit gros raillé par les frangins, je ne m'en suis pas si mal sorti.
Commentaires
pas mal du tout!
moi mon truc c'est la marche à pied dans le sable au bord de l'eau été comme hiver! qu'il pleuve, qu'il vente...
c'est pourquoi je ne quitterai plus la tunisie!
la voilà ma déception
Bon. Tu vas sûrement m'en vouloir mais je me lance. Je crois que ce que j'aurais le plus aimé dans ton blog justement, c'est d'y voir ta prépa marathon. Je sais, c'est un peu bête, cucul la praline même sans doute, mais le reste en ce moment me pompe l'air.
ça n'a rien de personnel, de propre à ton blog, c'est juste que j'ai atteint un phénomène de saturation sur les sujets politique/air du temps/etc. ça reviendra sans doute, mais pour l'instant, bof.
J'aurais donc beaucoup aimé, si tu avais continué, que tu parles de tout ça, je trouverais ça assez intéressant. Je sais bien qu'on trouve ce genre de trucs ailleurs, mais je ne sais pas, c'est quand même une expérience digne d'être raconté je trouve, et puis j'aime bien cette histoire de défi quand même.
Sinon, il me semble que j'ai le même T-shirt que toi. Mais attention, j'ai pu voir hier, au stade Vauban, que cette couleur attirait beaucoup les guèpes!
(et quand tu parles de bonne ambiance chez les coureurs, j'ai pu constater qu'outre atlantique, c'était pareil! Il faut vraiment que je me remette à ce blog, j'ai pas mal de choses à raconter, scientifiques et autres, mais j'ai été atteinte de flemmingite aigüe à mon retour...)
Ca fait remonter
pleins de souvenirs de mes cours de sport enfin d'EPS, comme on disait.
Je détestais le sport, courir, lancer, sauter...
Quand il fallait faire les équipes, on me choisissait parce que j'étais la bonne copine mais jamais pour mes compétences sportives que tout le monde savaient médiocres.
J'avais développé un art formidable pour me dissimuler. Je ne sais pas comment mais j'arrivais à m'effacer, à me planquer, je devenais un phasme en quelque sorte lorsqu'il fallait passer à tour de rôle, sur le cheval d'arçon par exemple.
Je détestais par dessus tout la compétition et les sports collectifs.
J'adorais l'endurance. C'est la seule fois de l'année où j'avais un 20 en sport. Le reste du temps je tournais autour de 5 comme en math. Un lien serait-il à faire ?
J'ai réussi à me faire dispenser de sport l'année du bac !
Avec mon mari, j'ai découvert la randonnée. Et je suis accro. J'adore marcher, grimper. Dans les Vosges, ça monte, ça descends, ça remonte, ça redescend... A l'inverse des Alpes ou tu montes un bon coup et tu descends un bon coup. J'ai un souvenir de raquette dans les Alpes, mémorable. Quand je peine trop c'est d'incendier mon mari qui me fait avancer. Il se souvient de ça et de ma terreur à la descente. La neige ayant fondue, nous glissions et je déteste les sports de glisse !
J'essaie de marcher au moins une heure deux trois fois par semaine. Seule sans mes loustics pour pouvoir marcher d'un bon pas.
J'aime aussi nager et l'aquagym. J'aime bien les promenades à vélo mais ça fait vite mal au fesses !
J'ai envi de me mettre au qi gong, au taï chi ou au karaté à la rentrée.
Bravo pour toutes tes expériences sportives et particulièrement le marathon.
Tout le contraire...
Mes expériences en la matière sont bien différentes.
Du sport très jeune, beaucoup de sport… avec un père prof de gym, il y avait là comme une fatalité. A 3 ans, je nageais comme un poisson, à 5 ans je montais en haut d’une corde (sans nœuds, Claudio) de trois mètres (la première fois je me suis quand même esquintée la paume des mains en me laissant glisser pour redescendre, ce qui a valu à mon père une belle engueulade de la part de son épouse). Tout naturellement je raflais toutes les premières places au lycée : moi aussi Claudio… j’étais systématiquement la chouchoute des profs de gym (bon élément pour le sport scolaire…). D’ailleurs, à l’époque où il y avait encore des prix, je cumulais les premiers dans toutes les matières qui n’étaient pas considérées comme les plus nobles : gym, musique, dessin (heureusement qu’il y avait aussi les maths).
Le sport que j’ai vraiment aimé, pour lequel j’ai éprouvé un plaisir pur, c’est la gym (spécialement le sol et les barres asymétriques) : quel bonheur de réussir enfin un exercice pour lequel il a fallu tant d’entraînements ! Les autres sports m’ont moins passionnée : pour la course à pied (sprint), j’étais plutôt douée, mais c’est l’esprit de compétition qui me faisait avancer (plus que le plaisir) et l’ambiance des clubs. J’ai dû arrêter la gym après un accident au saut de cheval (on oublie les arçons pour les filles, Berrybelle) : c’était l’appareil qui me plaisait le moins et il me l’a bien rendu…) : genou bousillé, reprise des entraînements trop rapide, abandon obligatoire. Même la course était devenue difficile : arrêt définitif de la compétition après une nouvelle entorse en plein 200 mètres sur la piste monégasque. Je devais avoir quelque chose comme 16 ou 17 ans.
Il ne me restait plus que la natation, mais je n’ai jamais trouvé ça marrant. C’était histoire de faire quelque chose…
Trois opérations du genou plus tard, ne pratiquant plus la natation (sauf l’été à la mer !), je n’ai plus pu faire qu’un peu de jogging, de la marche en montagne aussi, mais je n’ai jamais trop aimé ça non plus (je me souviens de ces ballades les week-end où je me demandais ce que j’étais encore venue faire là tellement ça me barbait…). Pourtant, je marchais plutôt bien jusqu’à ce que là encore mon genou… Quelques tentatives de vélo rapidement avortées (Patrick courrait près de moi et il allait pratiquement aussi vite !), et aujourd’hui plus rien. Sinon, malgré tout, de chouettes souvenirs et aucun regret.
Finalement, Claudio, tu t’en es beaucoup mieux sorti que moi. Rien ne sert de courir…
Ce billet me touche beaucoup. Peut-être parce qu'il me parle du Claudio que j'aime, ce type "hors-norme-mais-qui-ne-le-parait-pas" qui repousse sans cesse ses limites et essaie éternellement de trouver l'alternative qui lui permettra d'y arriver, quoi qu'il se passe. Celui pour qui j'ai de l'admiration aussi.
Moi, c'est ta rubrique AutoBio qui va le plus me manquer, je crois. L'écriture y est sensible, souvent poétique et c'est sûrement par ce biais-là que tes "messages" passent le mieux.
Et pour le marathon, Bon Courage !
Beau témoignage Dominique. J'aime bien "...les arçons pour les filles"
Plum', ton commentaire est très gentil. Si tout le monde pouvait être aussi gentil avec moi.... (je plaisante). Allez, je te dédie le billet de demain. C'est pas AutoBio, mais c'est écriture.
Tu te fais si rare.
"[...] et finis même 5ème de ma catégorie... Nous étions 5." mouhahaha trop fort !!
En tous cas belle persévérance !!
Je me demande ce qui a pu motiver cette volonté jusqu'à aujourd'hui... oui j'ai bien capté le truc des 3 frères, mais à présent, ça n'a plus lieu d'être... si? c'est ça qui motive par exemple ta préparation pour dimanche prochain?
de mon coté quelques anecdotes : j'en ai toujours fait (plus ou moins) de dilettante à national 2... now, je fais du roller et de la marche... ça ne me pose aucun problème de rentrer de la fac à pied, mais mon trajet préféré c'est gare Thiers-Acropolis... je cherche un chemin pour éviter le bld Carabacel, passer direct de la rue Camboul par exemple à Pauliani (à peu près hein)... j'ai toujours pas trouvé... vu mon sens légendaire de l'orientation (suis capable de passer devant chez moi sans m'en rendre compte même avec un GPS) ça risque de prendre du temps... c'est bien... je peux marcher (ou rouler) des heures durant sans que ça ne me pose le moindre souci... et le must c'est la nuit, là j'avoue que je kiffe sévère...
j'adore nager même si je flotte comme une enclume et que j'ai une peur quasi pathologique de l'eau... pourtant j'ai bien eu tous mes petits brevets genre 50 et 100m... mais dès que mes pieds ne touchent plus le sol c'est la terreur... si en plus il y a des algues et/ou autres trucs douteux qui m'empêchent de voir le fond, alors là c'est même pas la peine...
j'ai tenté le parachutisme... par projection mentale seulement... j'avais une bande de potes qui en faisait tous les week-end, ils m'emmenaient toujours avec eux dans le p'tit cessna immatriculé Juliette Zoulou (ça c'est un rêve, de pouvoir passer mon brevet de pilote un jour...), mais je n'ai jamais réussi à envisager de sauter d'un avion en parfait état de vol... même en tandem... je suis donc toujours en préparation psychologique... hmm...
je déteste le vélo parce que je ne sais pas rouler droit... voui :(( moralité je me prends tous les obstacles sur mon chemin... tu me mets sur la prom' en vélo, j'te fais un strike direct !!
j'aurai bien aimé faire un sport de combat, le problème c'est qu'il n'en existe pas qui me permette de donner des coups sans en prendre... c'est nul !!
National 2 de quoi ?
Moi j'ai fait un stage de parapente. Très bien mais quand tu l'as fait une fois, ben c'est fait.
Le vélo j'en connais une très bien qui sait pas en faire. Parait que c'est plus répandu qu'on croit.
Si l'eau ça ne mouillait pas, j'aurais pu aussi m'intéresser à ce domaine, mais non.
Pour le reste t'es mignonne mais c'est pas du sport, sauf que la course d'orientation pour toi, c'est du sport.
Plus rien à prouver ni à évacuer, le refus de ne pas faire ce que j'ai dit. C'est le pendant de dire ce qu'on fait. Donc, la cohérence toujours, pas plus et pas moins.
J'aime bien ce texte. Moi aussi ça me rappelle plein de souvenirs. J'ai toujours eu horreur du sport, j'ai eu sur mon chemin des types pas très malins qui ne m'ont pas vraiment encouragée non plus même si tout n'est pas de leur faute, loin de là.
Pour me qualifier, mon premier prof de sport avait coutume de dire (ce qui faisait bien rire les greluches des premiers rangs) : "Tiphaine, elle a appris à marcher dans un livre". Il n'avait presque pas tort. J'étais dans le vaste monde des idées et je méprisais ce corps qui ne m'attirait que des emmerdes. Une sorte de pur esprit, une caricature d'intellectuelle. Jean-Paul Sartre en fille, tu vois le genre !
Je déteste la compétition, je l'ai toujours refusée, je trouvais du plaisir à faire de l'endurance parce que j'aime courir, mes pensées sont à l'aise quand je cours.
Toujours été nulle en sport, toujours sur le banc des remplaçants, toujours la dernière à être choisie quand on faisait les équipes (et la gueule des capitaines quand ils réalisaient qu'ils n'avaient plus le choix et qu'ils allaient avoir un handicap dans leur équipe!), celle que le prof pousse dans la piscine pour lui apprendre ce que c'est que de plonger, celle qu'on regarde en rigolant se casser la gueule sur le tire fesse pour la centième fois de suite, celle qui ne sait pas faire de chasse-neige et qui fonce dans les gens en hurlant "au secours ! Je sais pas m'arrêter"!
Bref, une vraie catastrophe ambulante.
Aujourd'hui, je me soigne.
C'est pas encore gagné mais ça va mieux!
Je n'en reviens pas que chacun, enfin chacune, raconte son histoire ici, avec sincérité, humour et générosité.
Vous me faites plaisir.
Apprendre à marcher dans un livre, c'est joli. Y'a pire, y'en a qui apprennent à lire dans des stades et souvent dans les gradins. Et faut pas me dire que ça se vaut.
chou-fleur-chou-fleur-chou-fleur... je choisis "Tiphaine"
Tout pareil...
...Tiphaine !
Je pensais que des handicapée du sport, y'en avait d'autres. Je connais que des gens qui aiment ça même s'ils n'en font plus forcément.
Rectif
"Je ne pensais pas que..." et non "je pensais que"
Il n'y aurait que les dames qui osent parler sport avec Claudio ?
J'en ai fait très tôt, parce que je semblais trop chétif à mes parents. j'ai commencé vers 10 ans en club à l'USAM Toulon. (Union Sportive et Artistique de la Marine)
L'escrime pendant 3 mois, puis la gym. J'étais bon au sol, l'équilibre était ma prédilection, je tenais sur une main sans difficulté. j'aimais les parallèles, moins la barre fixe, nul au cheval d'arçons et aux anneaux.
Puis vint l'athlétisme, bien en vitesse, saut en longueur, horreur des courses de fond et du cross.
Nul, hyper nul en foot, et je découvrais à l'école d'apprentissage dès 14 ans, la boxe, le judo, puis le rugby à 16 ans.
C'est le Rugby que j'ai le plus aimé. La solidarité, la camaraderie, la souffrance, le courage, la joie, le jeu , la peine ... se sont mesurées dans ce sport d'équipe.
A 40 ans, je jouais encore avec mes élèves du Lycée des Eucalyptus à Nice.
Et bien voilà, suffit de demander.
Merci Christian. Je te reconnais bien dans les valeurs que tu relates.
Tu as oublié de parler de "l'escalade sur oliviers", acrobatique et anti-vieillissement.
Effectivement, ta note fait remonter des tas de souvenirs...
Pesante, empotée, mal dans ma peau, froussarde, maladroite je le suis restée jusqu'à la rencontre d'un homme tellement aimant, tellement patient qu'il m'a aidée à vaincre toutes les peurs et mon vertige en me faisant descendre des pans de montagne pas à pas, les pieds dans ses mains.
Beaucoup plus tard, je faisais le tour du Grand Canal à Versailles en vélo : je croisais parfois un joggueur au pas souple, ignorant que je le retrouverais souriant, pugnace, tranquille, sensible et si passionné dans les pages d'un blog jaune et bleu... et orange !
Touchants tous ces témoignages... Ce que j'aime ici, c'est que la plupart du temps, on ne triche pas.
La preuve qu'on ne triche pas, la force de ton commentaire.
"... tellement aimant... les pieds dans ses mains" On devrit l'afficher dans le ciel, pour montrer que c'est possible!!!
Plus que touché par le paragraphe Grand Canal. Merci Gazelle, Merci.
Je ne tiens pas sur un vélo!
Merci pour le "une très bien", je me l'approprie!
Certes, mais je monte à cheval! même en saut d'obstacle, ça c'est la jeunesse à la campagne.
Je barbote aussi, à peu près comme Sportiv2Canapé mais jamais en piscine.
Je danse contemporaine : expression des émotions...difficile de se lâcher mais je l'ai fait...
Pieds nus dans le sable au bord de la méditerranée : c'est mon effort préféré!
D'ailleurs, je ne vais pas tarder à y aller : je penserai à vous...
Parfois perce un « je t’aime », un « je l’aime », souvent même dans ce blog, ces mots toujours sincères. Quelques mots simples qui en disent tellement et qui en font encore plus. Loin de la politique, de l’orgueil et des egos. Merci Gazelle, merci Claudiogène. J’en oublie évidemment quelques autres, tout aussi pudiques.
Pour moi qui n’étais allé qu’à l’école communale, il n’y avait pas de sport à l’école. Ni en dehors de la maison dont il ne fallait pas sortir, de crainte de nous voir mêlés aux « voyous » du quartier. Seul un de mes frères avait osé découvrir « la Denise », la plus jolie fille du quartier, Lolita avant l’heure et avant l’âge, chacun agenouillé de part et d’autre de la boite aux lettres de la grille qui fermait la cour de la maison. D’une certaine façon, c’était du sport aussi.
Le service militaire a dérouillé tout ça, heureusement. J'aime la planche à voile mais je suis plutôt randonnée, notamment parce qu’on peut parler, et que souvent en cette occasion les couples se croisent, sans qu’il y ait motif à jalousie.
Pendant un temps, nous étions deux pères célibataires solidaires, avec chacun deux enfants. Nous partions alors en vacances ensemble, camping ou camping car, cuisine et vaisselle à tour de rôle, découvertes, jusqu’aux baleines du St-Laurent. Un jour Yves m’a embarqué pour faire du parapente. L’histoire d’Icare m’a toujours fascinée. Seulement j’ai affreusement le vertige. Lorsque le minibus nous emmenait vers le point d’où chacun devait se jeter dans le vide, je fermais les yeux dans les virages. La première fois que j’étais dans la file, trop tard évidemment pour reculer. Ces vols furent magnifiques. C’est là que vous découvrez que les oiseaux ne sont pas dans le ciel, mais beaucoup plus bas, là où volent les insectes dont ils se nourrissent. Là haut dans le silence du matin d’une journée baignée de soleil, je ne vous dis pas.
Bravo ;-)
Et encore un texte qui va me faire regretter ce blog.
Regrets
J'ai beaucoup de regrets en pensant à tous le sport que je n'ai pas fait. J'ai seulement commencé à faire du vélo vers 17 ans et à nager vers 25 ans. Mais de façon irrégulière. Puis, ma fracture du fémur, à 30 ans, m'a réveillé, j'ai pris conscience de mon corp. J'ai voulu rattraper le temps perdu ; mais bon, c'est forcément moins bien que si l'on est sportif " de naissance ".
C'est aussi parce que j'ai commencé à prendre des cours de théâtre à l'âge de 28 ans. Cela veux dire que, si un jour j'animais un cour de théâtre, je recommenderais aux élèves d'entretenir aussi leur forme physique, par exemple de pratiquer de la danse ou un art martial, et d'acquérir endurance et souplesse. Tout ce que je n'avais pas à 28 ans.
Et oui ! Sur scène, on porte plus souvent sa partenaire dans ses bras que l'on ne se bat à l'épée...
Cela va faire un an que mon beau vélo moisi à la cave. Je suis trop occupé. Je me languis de pouvoir en refaire. (pour ceux qui n'arrivent pas à éviter les obstacles : il ne faut pas regarder l'obstacle, il faut regarder à côté, autrement, c'est comme si on le visait !)
Heureusement que je peux aller nager à la piscine de St Laurent, proche de mon travail.
Mon genou ne me permettra sans doute pas de te croiser dans une course, Cher Claudio ; mais je sais que le hasard nous donnera d'autres occasions.
Sans doute... si tu prends le temps car, je me permets de te faire remarquer, L U C, que c'est récurrent dans tes commentaires, cette course contre le temps.
On sait toi et moi que c'est une fausse excuse... enfin moi.
A bientôt Merci pour ton commentaire ;-)
no sport...ou alors un petit marathon suivi d'un excellent cigare...et une coupe de champagne bien sûr
Suivre son équipe de foot préférée à travers la France, ça compte comme sport ??
Sinon, joli blog ;)
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