Dans une évolution spirituelle, il est un moment où il faut se libérer de son égo, bannir vanité, orgueil, amour-propre.

Facile à dire, pas à faire. Cet égo permet souvent une adaptation au réel, une efficacité face aux autres, une faculté à se défendre, à se débrouiller, à se vouloir du bien, voire un allié de l’instinct de survie.

Le chemin de l’oubli de soi est long.
Abnégation, sagesse, distance. Tant de mots qu’on travaille, qu’on triture, qu’on sloganise ; qu’un jour, on fait miel et le lendemain épines, écueils.

Rassurons-nous, il y a pire.

Si, comme guidé par une idée force, on sait qu’il convient de combattre cet égo pour être plus proche de soi, au moins l’ennemi est circonscrit. Il existe. Il suffit de s'y attaquer.

Mais, il y a beaucoup plus embêtant.

Quand à force de recherches, de consultations, de scanners sophistiqués, on s’aperçoit que, par malformation congénitale, on est dépourvu d’égo, on combat qui ?

Là, apparait le plus malin des malins qui vous explique qu’affirmer qu’on n’a pas d’égo est bien la preuve qu’il est surdéveloppé, et le sien enfle.

Le psy ne s’en sort pas. Même l’entourage vous croit prétentieux et arrogant et vous faites tout pour le laisser croire.
Va comprendre.